Le yin & le yang

Le yin & le yang nous parle de choix, d’équilibre et d’interdépendance.
Dans ce travail il y a de la boue et du sang. La vie, dégoutant la vie… Il y a des hommes, des femmes (peu…), des vaches, des taureaux qui chacun vivent les uns des autres, travaillent ensemble. Un vétérinaire aussi. Celui qui vient quand la vie ne veut pas venir.

Le yin & le yang parle d’un territoire.
D’une mutation en marche forcée. D’une bascule, d’un ordinaire, d’un commun. De destins communs. De vies dévolues à la production.
 

« C’est une évolution humaine », dit F., vétérinaire rural, « On est dedans. C’est pas un métier c’est une vie, ça fait comme le yin et le yang. »

« Une interrogation profonde sur le monde que nous fabriquons, le monde qui nous fabrique. »  _Catherine Thoyer

« L’extraction du minerai de viande du corps des animaux est une industrie lourde qui ne se soucie ni de beauté, ni de sens, ni d’amour. Une industrie qui racle le temps avec des dents longues et aiguisées. Pas de compassion, pas de pitié. Une industrie et une idéologie imposée par des rapports de force défavorables à ceux qui les contestent. »
(…)
Lorsque les paysans sont des esclaves ou des serfs, leurs animaux le sont également.
Lorsque les paysans sont des bêtes de somme, des bêtes de guerre ou des bêtes de production, les animaux le sont également. »  _Jocelyne Porcher

« C’est ma vie ça. » _Des éleveurs et vétérinaires

« Rien à voir avec ce que je vis. » _Des éleveurs et vétérinaires

« Ben oui c’est comme ça. »  _Tout le monde

Photos et textes issus du livre, le yin & le yang, Editions du miroir 2016  avec Catherine Thoyer et Jocelyne Porcher.